PAUL THOMAS : « je ne suis pas issu d’une famille de cycliste »

Ce week-end, le club était fier de figurer sur une course de 1ère catégorie FFC grâce à Paul Thomas, qui surfant sur son excellente forme, décroche une 21ème place au bout de 100kms couru à près de 44km/h de moyenne sur la semi-nocturne de Mâcon.

Très satisfait, il se livre :

Est-ce ta plus belle saison ? 

Je crois que oui. Je n’avais pas gagné depuis 2011… j’étais alors junior. Cette saison je suis régulier, j’ai terminé 10 fois dans les 20 premiers mais il me manquait une victoire. C’est maintenant chose faite (Romanèche-Thorin 3ème catégorie), le contrat est rempli. La saison n’est pas encore finie, il me reste de belles choses à faire. 

Parle nous un peu de toi ? Ton lien avec le vélo et le club

J’ai toujours aimé le vélo depuis que je suis petit. J’ai grandi avec le Tour pendant mes vacances chez ma mamie. Je suis un passionné, aujourd’hui passer le mois de Juillet au bureau c’est compliqué… Je roulotais jusqu’à un problème de santé à 10 ans qui a été l’accélérateur. Pour ma rééducation je n’avais le droit qu’au vélo. Je me suis mis à rouler de plus en plus et j’ai voulu ensuite faire de la compétition. J’ai pris ma 1ère licence en cadet 2ème année à Vaulx-en-Velin où j’ai passé 5 années. J’ai ensuite fait un premier passage à Vaise en 2014. J’avais besoin de retrouver un esprit plus familial et davantage de plaisir. J’ai croisé alors la route de Jean-Pierre Dupont et Christophe Oriol. Cela avait été une année très compliquée pour moi donc je vais être franc je n’en garde pas un super souvenir mais avec le recul je pense que sans eux j’aurais arrêté la compétition: ils ont su me remettre en selle et j’avais promis de revenir un jour à l’ACLV… 

Le vélo est vraiment un moteur j’ai ça dans le sang et partout où j’ai été cela a été un vecteur de rencontres incroyable : région Lilloise, Pays basque Espagnol, Bretagne…Le cyclisme me permet également d’allier mon autre passion : la nature. J’adore découvrir des paysages, me faufiler dans les forêts, observer les animaux (on en croise pas mal à vélo !)

Qu’est ce qui t’a amené à progresser autant cette année ? 

Je pense qu’il y a beaucoup d’éléments. Je ne veux pas me lamenter mais j’ai connu beaucoup de péripéties. Je ne suis pas issu d’une famille de cycliste donc je n’avais pas forcément le soutien familial. J’ai dû me débrouiller seul pour payer mon matériel depuis que j’ai 15 ans et pour aller sur les courses même si j’ai pu compter sur la solidarité du cyclisme. Aujourd’hui j’ai 24 ans, j’ai mon diplôme d’ingénieur agroalimentaire et cela fait deux ans que je travaille donc j’ai déjà pu me mettre au niveau d’un point de vue matériel. J’ai aussi gagné en mental, cela a toujours été une force mais cette année je sens que j’ai encore progressé sur ce niveau, j’arrive à me faire mal. Je suis aussi bien entouré cette année, entre le club et le directeur sportif Jean-Pierre Dupont qui est là tous les week-ends, mon petit frère qui m’aide beaucoup aussi pour que je sois dans les meilleures conditions et ma copine qui me soutient également. Je dois aussi beaucoup au demi-fond. Marc Pacheco m’a pris sous son aile pour me faire découvrir cette discipline qui s’avère être un excellent exercice. J’avais participé au championnat de France il y a deux ans ce qui m’avait relancé ! Je vais d’ailleurs représenter le club en Septembre prochain à Lyon ça va être top !